BLIND GUARDIAN .:. At The Edge Of Time (2010)
Chronique par Nicolas, le 13 juillet 2010
Quatre ans après « A Twist In The Myth », un album qui m’avait assez déçu dans la carrière du groupe, n’ayant jamais réussi à véritablement « entrer dedans », j’attendais avec impatience « At The Edge Of Time », espérant pouvoir retrouver tout ce que j’aimais dans Blind Guardian et que j’avais tellement apprécié avec « A Night At The Opera » ou « Nightfall In Middle-Earth ». A l’écoute de ce nouvel album, j’ai tout de suite été rassuré.
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L’album se veut comme une synthèse de toute la recherche musicale qu’a entamé le groupe avec les deux albums précédents, mixée avec le registre plus classique des premiers albums, afin de proposer l’album « parfait ». Et force est de constater que le pari, si élevé qu’il soit, n’est pas loin d’être atteint ! « At The Edge Of Time » est clairement une réussite : une production toujours aussi soignée, des morceaux qui deviendront vite incontournables, et une atmosphère variée qui offre une diversité jusqu’ici inégalée dans la carrière du groupe.
L’album commence sur les chapeaux de roue, avec « Sacred Worlds », le morceau écrit pour la B.O. du jeu « Sacred 2 », revu et corrigé ici pour être une introduction sévèrement bombastique à l’album. Jugez plutôt : avec ses neuf minutes de musique, « Sacred Worlds » débute avec une introduction entièrement dirigée par un orchestre symphonique. Blind Guardian semble donc avoir cédé à la mode musicale du moment et à avoir ajouté un orchestre à ses morceaux, mais c’est ici fait de manière totalement calculée et mesurée, et le résultat est saisissant, tant il donne de l’ampleur au morceau, rapidement devenu le préféré d’André (guitares). Le morceau est varié, multiplie les passages tantôt symphoniques, tantôt heavy, et offre une montée en puissance esquise. Très certainement l’un des morceaux cultes de ce nouvel album, voire de toute la discographie du groupe.
Les morceaux suivants confirment la qualité de l’album, avec des refrains agressifs et efficaces (« Tanelorn », « Ride Into Obsession ») et qui nous plongent sans attendre dans le style marqué du groupe, la voix d’Hansi y étant pour quelque chose : toujours aussi typique et reconnaissable, le chant est parfait d’un bout à l’autre de l’album, tant dans les balades que dans les morceaux plus rapides. Les éléments caractéristiques du groupe sont bien présents, comme les chœurs appuyant le chant d’Hansi (« Ride Into Obsession ») et si l’album offre plusieurs nouveautés, le fan de Blind Guardian ne sera vraiment pas dépaysé à son écoute ! De même, le groupe semble avoir particulièrement peaufiné ses balades : « Curse My Name » est une balade dont l’athmosphère ménestrelle est une réussite et le refrain, baigné de chœurs, devient vite entêtant. L’autre balade, « War Of The Thrones » (proposé sur l’album en version « piano ») est une vraie merveille avec un refrain dans le haut du panier de ce qu’a pu proposer Blind Guardian dans ses balades. On en redemande !
« Valkyries » est un morceau dans la veine des meilleurs morceaux du groupe : après une introduction calme, le morceau monte en puissance jusqu’à un refrain de toute beauté et qui restera vite en tête. Une valeur sûre, et qui place « Control The Divine », le morceau qui suit, un tout petit peu en retrait.
L’album s’achève avec deux morceaux. Tout d’abord « A Voice In The Dark », qui fit office de single, sans grande surprise : ce morceau est bien structuré, assez évident et fait bien son travail de premier extrait de l’album. Sans être une claque absolue, il reste tout de même très agréable à écouter. Enfin, l’album se termine avec « Wheel Of Time », et avec cette chanson, l’expression « Garder le meilleur pour la fin » n’aura jamais été aussi appropriée : baignant dans une ambiance arabisante et dominée par l’orchestre symphonique, « Wheel Of Time » est un véritable bijou, un joyau dans la carrière du groupe. Tout dans ce morceau lui offre la plus haute marche du podium dans le palmarès des réussites de cet album : un refrain tout bonnement parfait, une montée en puissance constante, un crescendo magistral durant le break, des soli prodigieux, et une athmosphère qui nous emmène jusqu’au final royal de ces neuf minutes de jouissance musicale. De loin le meilleur morceau du groupe pour moi (avec « And Then There Was Silence » tout de même !), à l’image de cet album réussi et qui ravira sans nul doute tous les fans du groupe… et les autres !
« Shine on !
Embrace and deny me
Turn on, wheel of time !
Shine on !
You’ve burnt me, now guide me
Weave on, wheel of time ! »
Tracklisting
- 01. Sacred Worlds
- 02. Tanelorn (Into the Void)
- 03. Road of No Release
- 04. Ride into Obsession
- 05. Curse My Name
- 06. Valkyries
- 07. Control the Divine
- 08. War of the Thrones (piano)
- 09. A Voice in the Dark
- 10. Wheel of Time
Site conseillé
Site officielDate de sortie
30 Juillet 2010
Label / Maison de disque
Nuclear BlastLine-up
- Hansi Kürsch (chant)
- André Olbrich (guitare)
- Marcus Siepen (guitare)
- Frederik Ehmke (batterie)



























Vos commentaires
keekoooo, le 10/02/2012
Simone Simons et Isaac Delahaye…
Pascal, le 06/02/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
Jako, le 28/01/2012
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ricou, le 25/01/2012
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lili, le 15/01/2012
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Ovidee, le 15/01/2012
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Cam, le 14/01/2012
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Al27, le 10/01/2012
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