Et on pourra en dire autant de l’album. En effet, non seulement on a énormément de mal à le différencier des deux ou trois précédents, mais on a aussi beaucoup de mal à retenir un morceau plus qu'un autre tant les mélodies sont proches les unes des autres. Cet album manque cruellement de refrains accrocheurs ou d'un petit quelque chose qui le rende unique !

Pourtant quelques chansons arrivent quand même à se détacher du lot. L'utilisation des chœurs sur « Reign Of Terror » est très efficace et digne des meilleures musiques de film et la mélodie est plutôt entêtante. Ce morceau est aussi l'occasion de se rapprocher d'un chant black, qui est le bienvenu pour donner plus de diversité. Comme sur les précédents opus, on retrouve une chanson en italien : « Danza Di Fuoco E Ghiaccio » dans un style beaucoup plus acoustique et médiéval très agréable qu'on aimerait retrouver plus souvent chez Rhapsody.

Enfin, on notera une nouvelle fois la présence de Christopher Lee. Malheureusement, il est une fois de plus utilisé bien en dessous de ses capacités. On a déjà pu entendre sa voix de chanteur lyrique sur son album solo, il est donc dommage qu'il soit ici presque uniquement un narrateur utilisé pour sa « grosse voix ». Si sa première collaboration avec le groupe était une très bonne surprise, on aurait vraiment aimé que Rhapsody explore des pistes différentes.

A noter que sur la version que nous avons reçue, le groupe a demandé à Christopher Lee d'enregistrer les messages promo. Sauf qu'à la première écoute (et aux suivantes), il n'est pas évident que cela en est un, ce qui fausse un peu la rédaction d'une chronique et donnerait presque à penser que le groupe est prétentieux de faire dire « Mighty Immortal Warrior Rhapsody » à Christopher Lee trois fois par chanson...

En bref, un album plutôt agréable, qui mérite tout de même qu’on y jette une oreille mais qui, malgré de gros moyens mis en place pour le réaliser, ne marquera pas l'histoire de Rhapsody.