André Olbrich (BLIND GUARDIAN) .:. 10/06/2010
Interview par L'équipe NWF, le 24 juin 2010
À l'occasion de la sortie imminente de leur nouvel album prévu pour le 30 juillet prochain, nous avons eu la chance de rencontrer André Olbrich et Hansi Kürsch de Blind Guardian, de passage à Paris. C'est l'occasion pour nous d'en savoir plus sur At The Edge Of Time, le neuvième opus de leur carrière, en particulier avec André qui s'est soumis au jeu des questions et réponses pour cette interview.
Guillaume : Commençons par parler du nouvel album. Vous avez fait le choix de prendre un vrai orchestre pour enregistrer cet album. D’où vous est venue cette idée ?
André : C’était vraiment un rêve que nous avions depuis plusieurs années. La première fois que nous avons eu envie d’utiliser un orchestre remonte à 1998 pour « Nightfall In Middle-Earth » mais à cette époque c’était tellement cher que nous avons du nous résoudre à n’utiliser que des synthés en guise d’orchestre. Mais depuis cette époque, nous composons des morceaux avec un orchestre pour un album orchestral que nous avons en tête. On réfléchit beaucoup là-dessus, et depuis deux, trois ans, on a fait quelques essais sur ces morceaux avec Charlie [Bauerfeind, leur producteur], mais ce n’était pas satisfaisant, on ne retrouvait pas l’esprit qu’on voulait. Mais Charlie a continué à travailler dessus, et avant de commencer la production du nouvel album il nous a convaincu d’essayer à nouveau. On a essayé avec le morceau « Sacred » [devenu « Sacred Worlds »] pour voir ce que ça donnait, mais nous n'étions pas sûr que cela rendrait le morceau meilleur avec un vrai orchestre, ou si ça fonctionnerait…
Nicolas : Et finalement, ça fonctionne !
Oui, ça fonctionne parfaitement !
Guillaume : quelles ont été vos inspirations pour ces passages orchestraux ? La musique classique, les musiques de films ?
Je ne sais pas si on s’est vraiment laissé inspirer par un style particulier. Bien sûr j’ai des groupes favoris (comme Kiss, Judas Priest…) mais je pense qu’on a juste composé une musique sans chercher à ressembler à nos styles de prédilection. On a fait ce qu’on voulait sur « Sacred Worlds », le résultat était très satisfaisant, et on a fait de même sur « Wheel Of Time ». D’ailleurs, à la base, ce morceau était prévue pour notre projet orchestral, et non pour Blind Guardian, en particulier à cause de ses paroles. Mais à force de travailler dessus, on a découvert son côté très Heavy. Et Charlie a souhaité rajouter un côté arabisant au morceau, ce qui collait parfaitement au morceau, et en faisait une chanson parfaite pour Blind Guardian.
Nicolas : Vous avez donc toujours en tête ce projet d’album orchestral, parallèlement au nouvel album ?
Oui, nous avons déjà enregistré trois ou quatre morceaux qui rendent vraiment bien. Avec le nouvel album et la tournée, on est obligé de faire une pause sur ce projet. Mais immédiatement après la fin de la tournée (début 2011), on travaillera à nouveau dessus jusqu’à l’été (où on fera une pause pour les festivals) et on devrait achever la réalisation de cet album durant l’hiver 2011. Il est est vraiment intéressant pour nous d’avoir ce projet d’un côté et Blind Guardian de l’autre, cela nous donne énormément d’énergie. Charlie travaille dur, aussi j’espère vraiment qu’il sortira d’ici deux ans.
Guillaume : Un nouvel album en 2012 donc ?
Oui, mais il faut bien comprendre que ce ne sera pas un nouvel album de « Blind Guardian ». Il s'agira vraiment d'un projet à part, pas du tout Heavy, mais juste avec Hansi accompagné d’un orchestre.
Guillaume : S'agira-t-il d'un concept-album ?
On essaye de faire en sorte que ce soit un concept-album sur l’univers de Tolkien, mais il est vraiment difficile d’obtenir les droits pour réaliser quoi que ce soit avec la famille Tolkien. Si nous n'obtenons pas les droits, il faudra alors changer le thème de l’album. Mais ce serait vraiment parfait si on avait cette autorisation, car lorsque tu écoutes ces morceaux, tu t'aperçois qu'ils sont vraiment faits pour cet univers. C’est dix fois mieux que « Nightfall », chaque note est d’un niveau bien supérieur !
Nicolas : Une dernière question sur ce projet orchestral : comment composez-vous les morceaux ? Il y a en effet dans la musique classique des règles très strictes à respecter, en avez-vous tenu compte ?
Oh non ! Je n’ai aucune connaissance particulière en musique classique et je n’ai pas envie de respecter des règles qui pourraient limiter mon imagination. J’aime composer en jouant librement, et les mélodies sortent tout naturellement. Je tiens bien sûr compte de la rythmique et de la cohésion de l’ensemble, mais je compose pour le projet orchestral de la même façon que pour Blind Guardian. C’est d’ailleurs pour ça que ces morceaux ressembleront un peu à ce que nous avons fait de plus épique, comme par exemple « Wheel Of Time » ou « And Then There Was Silence ». En fait, lorsque je compose, je me contente d’imaginer des mélodies en me disant : « Tiens, ça, ça irait bien pour des violons, ça pour des cordes etc… » Mais ensuite, j’ai besoin d’un intermédiaire entre l’orchestre et moi, une personne qui va comprendre ce que je veux transmettre et qui va vérifier si ce que j’imaginais est possible ou cohérent, comme un « traducteur » en fait. Au final, le contenu musical sera le même mais chaque mélodie sera interprétée avec l’instrument qui lui convient le mieux.

Nicolas : Une autre question sur le nouvel album : pour chaque album vous faites en sorte de ne jamais vous répéter, ni de faire deux fois le même album, en apportant systématiquement quelque chose de nouveau ou de différent. À part l’orchestre, qu’avez-vous essayé d’apporter de nouveau avec « At The Edge Of Time » ?
Je pense que pour la première fois, nous avons réussi à mixer parfaitement les éléments très Heavy de « A Twist In The Myth » avec les éléments classiques de l’univers « Blind Guardian ». Ses chants, ses refrains entêtants (comme dans nos anciens morceaux), avec les éléments plus récents de « A Twist In The Myth » et l’orchestre. Et finalement, quand vous écouterez le nouvel album, je pense que vous comprendrez la nécessité qu’on a eu dans nos deux albums précédents d’expérimenter certaines choses (comme le côté très grandiloquent de « And Then There Was Silence »), parce que nous cherchions quelque chose de bien précis. Et aujourd’hui, on a compris que c’était l’orchestre qui constituait le nouveau pas à franchir, accompagné de tout ce qu’on avait tenté dans « A Twist In The Myth » et de tous les éléments classiques de notre univers. Pour moi, avec cet album, on a vraiment trouvé l’équilibre que nous cherchions entre toutes ces expérimentations.
Nicolas : À propos de « And Then There Was Silence », Hansi a souvent répété que cette chanson constituait la meilleure chanson de Blind Guardian, la plus aboutie. Est-ce toujours ce que vous pensez, maintenant que le nouvel album est achevé ?
Non, pour moi ce n’est plus le cas aujourd’hui. Aujourd'hui, je pense que notre meilleure chanson est « Sacred Worlds ». Je n’aurais jamais pensé cela avant de l’enregistrer. À l'époque, pour moi, c’était une chanson satisfaisante, sans plus, qui ne devait même pas être sur l’album et qui ne devait servir qu'à promouvoir le jeu vidéo. Mais justement, comme il s'agissait d'une chanson un peu à part, nous n'avons eu aucune pression au moment de sa composition puis de son enregistrement. On l’a testé en tournée, et elle nous a apporté une vraie adrénaline. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je pense que d'une certaine façon, on parvient à s'en rendre compte à l’écoute du morceau.
Guillaume : « At The Edge Of Time » est le second album depuis l'arrivée de votre nouveau batteur Frédérik. A-t-il pu davantage s'impliquer dans sa réalisation ?
Oui, je pense qu’il a pu pour la première fois apporter son style propre. En fait, pour notre album précédent, tout était déjà écrit. Il ne lui était pas possible d'apporter une touche personnelle. Bien sûr, il a fait un excellent travail tout en restant dans le style de Thomen. Mais avec « At The Edge Of Time », au contraire, il a apporté sa propre personnalité et quelque chose très « 100% Frederik ». Et j’adore ça ! Je trouve cela encore meilleur que sur « A Twist In The Myth » parce que le plus important chez un musicien, c’est sa personnalité, et non sa technique. Je dirai donc qu'il nous a montré sa technique dans « Twist », et qu'il nous offre un travail personnel dans ce nouvel album. Il a d’ailleurs beaucoup travaillé avec Charlie pour trouver son propre style. C’est quelqu’un de très créatif qui a travaillé dur pour trouver l’équilibre entre ce qu’il voulait apporter et ce que nous cherchions à obtenir.
Guillaume : Y a-t-il un clip prévu pour ce nouvel album ?
Oui ! Hier, nous sommes d'ailleurs revenu de Serbie où nous avons filmé le clip de « A Voice In The Dark ». L’histoire du clip est lié à l’artwork du single. Mais nous ne voulons pas en dire davantage parce que nous souhaitons préserver la surprise pour nos fans.
Guillaume : Bien souvent on voit le groupe interpréter le morceau, est-ce que ce sera aussi le cas dans ce clip ?
Oui, nous sommes filmés en train de jouer, mais il y aura en parallèle une vraie histoire, avec de vrais acteurs, et un petit truc vraiment sympa que je vous laisse découvrir !
Nicolas : Pour quand ce clip est-il prévu ?
Je pense que la vidéo sortira au même moment que l’album [fin Juillet]. Par contre je ne sais pas ce que Nuclear Blast a prévu de faire, si le clip sortira sur un support officiel ou non.
Nicolas : une dernière question sur le nouvel album mais aussi sur la tournée européenne qui commence en Septembre : avez-vous déjà choisi les nouveaux morceaux à interpréter en live ?
Oui, on a déjà répété une fois avec tous les musiciens, dont Michael [Schüren, pour les claviers] et Olivier [Holzwarth, pour la basse] : on a répété « Wheel Of Time », « Tanelorn », « Voice In The Dark » et « Sacred Worlds ». Ces quatre chansons sont prêtes pour la tournée, mais je pense qu’on n’en jouera jamais plus de trois par concert, pour laisser de la place à tous les anciens morceaux que nos fans attendent en live et conserver un bon équilibre entre les nouveaux et les anciens titres. On a prévu de répéter encore deux autres morceaux du nouvel album, afin d’avoir au total six chansons prêtes à être jouées en tournée d’une date à l’autre.
Guillaume : Parlons maintenant de Blind Guardian plus en général : votre groupe a souvent été classé comme un groupe de « Power Metal ». Es-tu d'accord aujourd’hui pour dire que Blind Guardian est davantage un groupe de Heavy Metal Symphonique ?
Pas vraiment… C’est toujours très difficile d'étiqueter un groupe comme le notre parce que nous avons beaucoup de chansons aux styles très différents. Pour certains, nous sommes un groupe de « Power Metal », pour d’autres un groupe de Heavy, pour ceux restés fans des premiers albums nous sommes plutôt un groupe de « Speed Metal ». Donc difficile à dire… Si on considère juste le nouvel album, il contient dix morceaux, pour pratiquement dix styles différents !
Guillaume : Mais penses-tu que vous allez rester dans ce style plus Symphonique, entamé avec ce nouvel album ?
Je ne sais pas, on a vraiment encore aucune idée de la direction que va prendre le prochain album, comme nous n'avons pas encore écrit de nouveaux morceaux. On reste ouvert à tous les styles. Rien n’avait été planifié lorsqu’on a commencé à composer « At The Edge Of Time ». Au final, l’album sonne comme il est censé sonner, on est très satisfait du résultat, et c’est ce qui compte pour le moment. On ne se dit jamais : « Faisons des morceaux rapides car c’est ce qui plait ». On compose juste ce qu’on a envie de composer, sur le moment. Si un morceau n’a pas l’esprit recherché et sonne commercial, on l’oublie immédiatement, sinon ce serait un désastre. On fait tout ce qu’il faut pour être authentique à chaque morceau. Parfois, c’est l'Été, le soleil brille, je me lève et grâce à ce beau temps, j’ai plus d’énergie. Aujourd’hui, par exemple, il ne me viendrait pas à l’esprit de composer une ballade ou une chanson mélancolique, ça ne marcherait pas du tout. C’est donc une ambiance, la vie quotidienne, un sentiment général, qui sont déterminant. Je me donne aussi la liberté d’écrire quand je le souhaite. Si je suis malade ou si je n’ai pas l’envie, je ne me force pas à écrire : je sais que ça finirait à la poubelle le lendemain. Pour l’écriture de cet album, il y avait moins de stress que pour d’autres albums. Pour « A Night at the Opera », c’était un désastre. Nous voulions tous des choses différentes, on se disputait pour tout et cela nous prenait plus de temps que l’écriture elle-même. Pour « At the edge of Time », on avait les mêmes envies, et cela s’entend : l’album est plus harmonieux. Les chansons fonctionnement bien ensemble alors qu’elles ont été écrites sur une période de 18 mois.
Nicolas : J’ai maintenant une question d’un de vos fans. Elle concerne tes solos de guitare qui s’accordent parfaitement avec vos chansons et même avec leurs paroles, comme, par exemple, pour « Time Stands Still » sur laquelle le solo est une bonne illustration de la bataille entre Fingolfin et Morgoth. On voudrait donc savoir comment tu composes ces solos : est-ce que tu lis d’abord les paroles pour ensuite t'en inspirer ?
Non. D’abord, il me faut au moins un tiers de la chanson : j’ai besoin de connaitre la dynamique du morceau, sa structure. Puis Hansi ajuste les paroles sur la musique que j’ai composée. Je fais aussi en sorte de réutiliser des éléments utilisés plus tôt dans la chanson. En fait, j’essaye de mettre tous les éléments de la chanson dans le solo. Et ça marche plutôt bien puisque, en général, cela revient en quelque sorte à avoir une petite chanson dans une grande chanson.
Guillaume : Ce n’est pas un secret : tu es fan de jeux vidéo tels que « Sacred » et « World of Warcraft ». Sont-ils de bonnes sources d’inspiration ?
Tout à fait ! Ce qui m’intéresse quand je joue c’est vraiment de me libérer l’esprit, de me reposer, de me sentir bien et de me retrouver dans un monde « Fantasy », parce que c’est tout ce que j’aime ! Le Metal et le « Fantasy » marchent très bien ensemble. Quand je joue à Warcraft, j’ai même des idées qui me viennent, je me dis : « Dans cette situation, j’aimerais entendre cette musique ». Et puis, j’essaye de la créer, de trouver les mélodies qui me replongeront dans l’ambiance du jeu.
Guillaume : Crois-tu que votre musique s’accorderait bien à un jeu comme « Warcraft » ?
Parfaitement, et à Sacred aussi. Je pense que notre musique propose tout ce dont un bon RPG a besoin. Les batailles, les moments héroïques, le côté épique et grandiloquent de l’orchestre correspondent vraiment. Je pense que l’orchestre, en particulier, correspond parfaitement aux jeux RPG. Et le projet orchestral sur lequel nous travaillons irait vraiment bien à Warcraft.
Guillaume : Aurais-tu aimé que ce projet soit la bande son de Lord Of The Rings ?
Oui... Nous avons même essayé de contacter Peter Jackson avant qu’il ne finalise la musique. Mais il fallait leur fournir des démos très rapidement parce qu’ils étaient déjà en train de se décider. À ce moment là, Hansi était aux Etats-Unis pour Demons & Wizards, alors nous n’avons pas eu le temps de préparer une démo. Et puis finalement, nous nous sommes dit que ce n’était pas plus mal parce qu'il est toujours dommageable pour un groupe de métal de faire partie d’un projet commercial comme celui-ci. Nous ne serions plus le groupe indépendant que les gens connaissent aujourd’hui, nous serions « le groupe qui a composé la musique de Lord of the Rings », un groupe sans nom. Comme nous avons notre propre identité et que nous tenons à notre style, on ne voulait pas perdre cela. Nous avons notre propre marque de fabrique. C'est aussi pour cette raison que nous sommes sûrs que les gens aimeront cet album qui deviendra un élément prépondérant dans notre carrière. Nous n’avions pas besoin du film pour réussir. Nous croyons en notre album et si, par exemple, ils utilisaient une de nos chansons pour The Hobbit, alors ce serait parfait, nous adorerions cela ! Mais ils ont des accords avec de grandes maisons de disque : on peut donc difficilement s’immiscer si nous ne venons pas d’Hollywood. C'est pourquoi, nous n’y pensons pas vraiment.
Nicolas : Nous avons une autre question de fan concernant cette fois la religion. Beaucoup de gens pensent que vous être un groupe chrétien alors qu’au contraire, vos paroles vont parfois à l'encontre de la religion. Pourquoi penses-tu que les gens ont cette idée de vous ?
Bien sûr, certaines des chansons ont un thème en rapport avec la religion mais je crois que Hansi ne prend pas position dans ses paroles. Il laisse une place pour l’interprétation de chacun. Peut-être que certains ont une interprétation qui leur fait penser que nous sommes chrétiens. Mais il s'agit uniquement de leur façon d’interpréter le texte, et non quelque chose que Hansi aurait réellement écrit. Si on analyse vraiment les paroles, on se rend compte que nous sommes totalement neutres puisque nous ne voulons pas être un groupe religieux ou politique. Nous sommes un groupe de Metal Fantasy.
Guillaume : Quels sont les derniers albums métal que tu aies acheté ?
Je n’ai pas acheté beaucoup de disques pendant l'enregistrement de l’album mais mon préféré est le dernier opus de Slayer. Je l’aime beaucoup, surtout la première chanson, je suis un grand fan de Slayer. J’aime aussi le dernier Megadeth.
Guillaume : Est-ce que tu écoutes de la musique pendant les sessions d'enregistrement, comme le font certains groupes (Dream Theater notamment) ?
Presque pas : lorsque j’écoute la musique de mes groupes préférés, elle me reste dans la tête et évidemment, ce n’est pas propice à la création de ta propre musique et tu risques de reprendre certaines mélodies sans t'en rendre compte. Je n’écoute donc rien d'autre parce que je ne veux pas être influencé en studio. Tout le monde gère ce problème différemment. Marcus, par exemple, écoute beaucoup de musique. Quant à Hansi, il me semble qu'il écoute des choses assez éloignées du Metal. Et personnellement, je n’écoute que très rarement de la musique... si ce n'est la bande son de Warcraft, lorsque j’y joue !
Nicolas : Il est prévu un film « Warcraft », réalisé par Sam Raimi. Vous devriez essayer de leur proposer votre musique !
Sauf que Blizzard est une entreprise qui ne souhaitent surtout pas engager de gens ne faisant pas parti de leur propre « famille ». Si vous saviez ce qu’ils font, d’où ils prennent leur argent et la manière dont ils le font… ils ne lâchent rien ! Tout se passe en interne, et ils refusent que quiconque puisse gagner un centime sur leurs produits. Aussi, si on proposait notre musique, ils se moqueraient bien ! Ils ont une politique très stricte. C'est la manière dont ils gèrent le jeu qui me fait penser cela. N’importe quelle autre boite de jeu vidéo laisserait d’autres entreprises s’occuper des aspects comme le merchandising, pour ne se focaliser que sur l’aspect développement. Mais chez Blizzard, on fait tout soi même et on récupère l'intégralité des recettes. Blizzard a une armée d'avocats qui surveillent tout ce qui a trait à World Of Warcraft. Dès que tu publies quoi que ce soit en rapport avec le jeu sur ton site, ils te le font fermer immédiatement. Mais je ne pense pas que tout soit négatif : avec ce système, ils gardent aussi le contrôle absolu sur la qualité de leurs jeux jusqu'au moindre petit détail.
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Vos commentaires
keekoooo, le 10/02/2012
Simone Simons et Isaac Delahaye…
Pascal, le 06/02/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
Jako, le 28/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
ricou, le 25/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
lili, le 15/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
Ovidee, le 15/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
Cam, le 14/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)
Al27, le 10/01/2012
NIGHTWISH .:. Imaginaerum (2011)